Le phénomène RGA, un enjeu majeur pour l’immobilier
À l’horizon du 1er juillet 2026, la France adoptera une nouvelle classification du retrait-gonflement des argiles (RGA), une évolution qui aura des répercussions directes pour la grande majorité des particuliers impliqués dans la vente, l’achat ou la construction d’un logement. Ce phénomène résulte des propriétés particulières de certains sols argileux : ils se contractent lors des périodes de sécheresse et reprennent du volume avec l’humidité, ce qui peut générer des mouvements impactant la structure des bâtis, notamment lors d’événements climatiques extrêmes.
Une nouvelle carte, des foyers plus nombreux concernés
Pour mieux refléter la réalité des risques, l’État a révisé la cartographie du RGA en intégrant les effets du changement climatique, l’intensification des sécheresses et un suivi plus précis des sinistres observés. Cette actualisation entrera en vigueur mi-2026 et s’appliquera aussi bien aux transactions immobilières qu’aux futurs projets de construction.
La nouveauté majeure : près de 55 % du territoire national sera dorénavant considéré comme exposé à un risque modéré ou élevé lié au RGA, alors que, jusqu’à présent, ce pourcentage s’établissait à environ 48 %. L’extension de cette classification implique donc que davantage de foyers devront se soucier de ce facteur lors de la vente, de l’acquisition ou de la planification d’un projet immobilier.
Comment connaître le classement de son logement ou terrain ?
Pour savoir si votre propriété figure dans une zone concernée par le RGA, il vous suffit de consulter la carte officielle disponible en ligne sur le site de Géorisques : https://www.georisques.gouv.fr/citoyen-recherche-map
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- Consultation gratuite et accessible à tous
Impact sur les maisons et précautions à prendre
Être situé en secteur d’argile n’implique pas nécessairement que la solidité de votre maison est menacée. Ce classement indique simplement que certains aménagements ou techniques constructives doivent être envisagés selon la nature du terrain pour limiter les risques de fissures ou de mouvements de structure. Les habitations édifiées dans le respect des normes adaptées font rarement face à des désordres majeurs.
Conséquences lors d’une vente ou d’un achat
Depuis plusieurs années, le risque RGA doit être indiqué dans le document ERP (état des risques et pollutions) remis lors des transactions. Ce dossier d’information, obligatoire dès la première visite d’un acquéreur ou locataire potentiel, permet à chacun d’être pleinement informé sur les dangers naturels pesant sur une zone précise. Il ne constitue pas un obstacle à la mise en vente ou à l’acquisition d’un bien, mais apporte sécurité et transparence aux différentes parties.
Des terrains constructibles soumis à des règles spécifiques
Pour les projets de construction sur un terrain situé dans une zone à risque, des études de sol approfondies sont souvent requises. Selon la classification du secteur, il est possible que les plans de fondation ou les techniques employées soient adaptés pour mieux résister aux mouvements du terrain. Cela peut inclure le recours à des prescriptions particulières, inscrites dans le permis de construire ou recommandées par des professionnels du bâtiment.
À retenir pour tous les propriétaires et acheteurs
Le regain d’intérêt pour le classement RGA en 2026 va se traduire par une information beaucoup plus large des foyers français, avec près de la moitié du pays désormais concerné. Si ce risque n’empêche pas la réalisation de transactions ou de constructions, il renforce la nécessité de s’informer, de prévoir les adaptations techniques et de sécuriser ses démarches immobilières.